Metz 2014 : zéro militaire.
C'est aujourd'hui l'hypothèse la plus probable.
Car je vois mal les élus lorrains et messins (très agités sur la question militaire que certains d'entre eux ont tant méprisé pendant de trop longues années) peser d'une quelconque façon sur la décision partenariale prise tant par les responsables politiques nationaux que par les états-majors militaires des 2 armes directement concernées localement (Terre et Air).
Soyons clair.
Après la disparition du 2ème Régiment du Génie, celle du 1er Régiment Médical, le démantèlement local de la Brigade de Renseignement, le redéploiement des unités de la Base Aérienne et la fermeture de celle-ci (Pauvres Ailes Mosellanes qui n'ont sans doute pas les moyens d'entretenir la plateforme pour leur propre utilisation...), que va t'il rester de militaire à Metz ?
La musique de la Région Terre Nord-Est bien traitée par la ville de Montigny-lès-Metz ? Pas garanti.
Les différentes instances des essences et des commissariats ? Pas indispensables.
Le 4ème Groupement d'escadron de hussards, unité logistique ? Elle n'a plus lieu d'être... Pour servir qui ?
L'Etat-Major de la Région Terre Nord-Est ? Il sera sans aucun doute rapproché de ses principales unités.
Le Gouverneur militaire ? Pourquoi un Gouverneur dans une ville sans militaire ?
Si toutefois, pour des raisons d'affichage (et disons le clairement d'enfumage des esprits), Sarkozy condescend à prolonger l'illusion d'une militaria metensis quelques années de plus, ce sera surtout l'expression d'une fuite en avant.
Et vu le nombre d'unités d'ores et déjà liquidées du paysage messin, regrouper (hypothèse évoquée) ce qu'il resterait sur la plateforme de Metz-Frescaty pour faire de celle-ci une base de défense frôlerait le ridicule, voire l'humiliation.
Questions, dès lors : la campagne des régionales 2010 (ou 2011 ce qui est encore possible...) et celle de la municipale de 2014 à Metz seront elles axées sur "l'après-armée" ? Ce qui serait sans doute déjà bien tard...
C'est avant qu'il fallait envisager le pire et s'y préparer.
C'est aujourd'hui qu'il faut proposer et construire.
Mais laquelle des équipes municipales (dont la plupart du contenu des programmes de campagne 2008 sur le moyen et le long terme étaient des copié-collé les uns des autres, au motif qu'il fallait être au plus près des concitoyens dans leurs inquiétudes actuelles) présentait un véritable projet pour la ville en 2015 et 2025 ?
Et pourtant de nombreux messages ont été distillés ces 10 dernières années par les grands commandeurs qui se sont succédé à Metz, qu'ils aient représenté l'armée de terre ou l'armée de l'air...
S'il est une leçon à tirer de cette affaire, c'est sans doute de se méfier de ce qui parait acquis pour l'éternité.
Jean-Marie Rausch en a fais les frais en mars dernier.
Les responsables politiques messins qui pensaient (pour ceux qui s'intéressaient un tant soi peu à l'armée autrement qu'en termes d'affichages) que Metz et la chose militaire étaient indissociables devraient sans doute s'intéresser de très près aux activités industrielles actuelles de la ville et de l'agglomération.
Et vérifier que l'Histoire ne soit pas en mesure, aussi facilement, de se répéter.
Car je vois mal les élus lorrains et messins (très agités sur la question militaire que certains d'entre eux ont tant méprisé pendant de trop longues années) peser d'une quelconque façon sur la décision partenariale prise tant par les responsables politiques nationaux que par les états-majors militaires des 2 armes directement concernées localement (Terre et Air).
Soyons clair.
Après la disparition du 2ème Régiment du Génie, celle du 1er Régiment Médical, le démantèlement local de la Brigade de Renseignement, le redéploiement des unités de la Base Aérienne et la fermeture de celle-ci (Pauvres Ailes Mosellanes qui n'ont sans doute pas les moyens d'entretenir la plateforme pour leur propre utilisation...), que va t'il rester de militaire à Metz ?
La musique de la Région Terre Nord-Est bien traitée par la ville de Montigny-lès-Metz ? Pas garanti.
Les différentes instances des essences et des commissariats ? Pas indispensables.
Le 4ème Groupement d'escadron de hussards, unité logistique ? Elle n'a plus lieu d'être... Pour servir qui ?
L'Etat-Major de la Région Terre Nord-Est ? Il sera sans aucun doute rapproché de ses principales unités.
Le Gouverneur militaire ? Pourquoi un Gouverneur dans une ville sans militaire ?
Si toutefois, pour des raisons d'affichage (et disons le clairement d'enfumage des esprits), Sarkozy condescend à prolonger l'illusion d'une militaria metensis quelques années de plus, ce sera surtout l'expression d'une fuite en avant.
Et vu le nombre d'unités d'ores et déjà liquidées du paysage messin, regrouper (hypothèse évoquée) ce qu'il resterait sur la plateforme de Metz-Frescaty pour faire de celle-ci une base de défense frôlerait le ridicule, voire l'humiliation.
Questions, dès lors : la campagne des régionales 2010 (ou 2011 ce qui est encore possible...) et celle de la municipale de 2014 à Metz seront elles axées sur "l'après-armée" ? Ce qui serait sans doute déjà bien tard...
C'est avant qu'il fallait envisager le pire et s'y préparer.
C'est aujourd'hui qu'il faut proposer et construire.
Mais laquelle des équipes municipales (dont la plupart du contenu des programmes de campagne 2008 sur le moyen et le long terme étaient des copié-collé les uns des autres, au motif qu'il fallait être au plus près des concitoyens dans leurs inquiétudes actuelles) présentait un véritable projet pour la ville en 2015 et 2025 ?
Et pourtant de nombreux messages ont été distillés ces 10 dernières années par les grands commandeurs qui se sont succédé à Metz, qu'ils aient représenté l'armée de terre ou l'armée de l'air...
S'il est une leçon à tirer de cette affaire, c'est sans doute de se méfier de ce qui parait acquis pour l'éternité.
Jean-Marie Rausch en a fais les frais en mars dernier.
Les responsables politiques messins qui pensaient (pour ceux qui s'intéressaient un tant soi peu à l'armée autrement qu'en termes d'affichages) que Metz et la chose militaire étaient indissociables devraient sans doute s'intéresser de très près aux activités industrielles actuelles de la ville et de l'agglomération.
Et vérifier que l'Histoire ne soit pas en mesure, aussi facilement, de se répéter.
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