Nicolas et Benoît. (mise à jour 15/09/08)
L'un est commandeur des croyants de l'UMP, l'autre est évêque de Rome.
Tous deux sont chef d’Etat. Et se font ce weekend un plaisir de piétiner allégrement la notion même de laïcité.
Le pape (qui s’écrit avec un p minuscule) ne devrait pas être un chef d’Etat. Il a déjà bien à faire avec ses ouailles sur le plan spirituel. Et pas seulement les prêtres pédophiles d’où qu’ils soient.
Le temporel de l’Église devrait être géré de toute autre façon, et pourquoi pas par une élection d’un collège de gestionnaires !
Le président de la République française ( qui s’écrit avec un p minuscule) ne devrait être ni chanoine de Latran, ni de la cathédrale d’Embrun (titre honorifique qui avait été donné pour la première fois à Louis XIII en 1626), ni de celle de Saint-Jean de Maurienne.
Ce mélange des genres sur fond de secte qui a réussi est très largement dépassé aujourd’hui.
Et récusé par des chrétiens eux-mêmes, je pense en particulier à ceux de l'Observatoire Chrétien de la Laïcité.
Et que grand bien fasse à la Reine d’Angleterre d’être chef de l’Église anglicane (et d’ailleurs seulement dans les frontières de l’Angleterre) ou à Bush de faire sa prière avec le Panzer Kardinal.
Quant à Nicolas Sarkozy, quelqu’un à l’archevêché de Paris, ou mieux, son dévôt-pote Bigard- devrait lui rappeler qu’en bon divorcé –de surcroit moult fois remarié- il est très largement excommunié et ferait mieux de ne pas trop la ramener sur le thème du baise –anneau pontifical…
Mise à jour du lundi 15/09/08 : Le point de vue de François Bayrou sur la laïcité :